Le cycle d'octroi de licences pour neuf blocs au Cameroun offre un point d'entrée très intéressant pour les investisseurs en amont
Le cycle d'octroi de licences 2025-2026 au Cameroun offre une opportunité d'investissement riche en données et proche de la production, les conférences de Paris et du Cap fournissant les plateformes nécessaires pour faire progresser les partenariats, discuter des conditions et transformer les opportunités en contrats signés
Les investisseurs peuvent clairement voir le potentiel des réservoirs, planifier leurs stratégies de forage et structurer leur financement en toute confiance
Neuf blocs d'exploration et de production sont désormais disponibles dans le cadre du dernier cycle d'octroi de licences du Cameroun. Couvrant deux bassins confirmés, l'appel d'offres, géré par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), accepte les propositions jusqu'au 30 mars 2026, avant une décision finale fin avril. Lancé le 1er août 2025, cet appel d'offres comprend trois blocs dans le bassin Rio del Rey (RDR) – Ndian River, Bolongo Exploration et Bakassi – et six dans le bassin Douala/Kribi-Campo (DKC) – Etinde Exploration, Bomono, Nkombe-Nsepe, Tilapia, Ntem et Elombo. Stratégiquement situés à proximité des champs de production existants, ces blocs ont déjà fait l'objet de forages, de levés sismiques 2D et 3D et comportent des prospects identifiés et non forés, ce qui permet aux investisseurs d'avoir un aperçu immédiat du potentiel d'exploration et de développement.
Un cadre concurrentiel qui attire les investisseurs
Le cycle d'octroi de licences du Cameroun prévoit plusieurs cadres contractuels, notamment des contrats de concession, des contrats de partage de production et des contrats de services à risque. Les périodes d'exploration varient selon les blocs : Bolongo, Bomono, Etinde Exploration, Tilapia, Ntem et Elombo ont une durée initiale de trois ans, renouvelable deux fois pour des périodes de deux ans, tandis que Bakassi, Kombe-Nsepe et Ndian River ont une durée initiale de cinq ans, également renouvelable.
Les entreprises doivent soumettre des propositions comprenant des évaluations techniques, des programmes de travail minimaux, des budgets, des engagements environnementaux et sociaux et des plans de potentiel local. Les programmes de travail minimaux exigent le forage de puits d'exploration, l'acquisition de données sismiques et des études géoscientifiques, tandis que les conditions fiscales négociables (parts de bénéfices pétroliers/gaziers, redevances et coût du pétrole/gaz) garantissent des conditions commerciales compétitives.
Cette transparence et cette flexibilité reflètent la stratégie de la SNH visant à restaurer la confiance des investisseurs, en particulier alors que les champs matures sont confrontés à un déclin naturel de la production. Le gouvernement a également renforcé la transparence en publiant l'ensemble des données et les critères d'appel d'offres, avec des salles de données accessibles à Yaoundé et à l'étranger.
« Ce qui rend le cycle d'octroi de licences du Cameroun si attrayant, c'est la qualité des données techniques disponibles », explique NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l'énergie. « Les investisseurs peuvent clairement voir le potentiel des réservoirs, planifier leurs stratégies de forage et structurer leur financement en toute confiance. Au-delà des données, le Cameroun a créé un cadre transparent et compétitif, avec des conditions contractuelles claires et des négociations ouvertes, donnant aux entreprises la certitude dont elles ont besoin pour mobiliser des capitaux et exécuter efficacement leurs projets. »
Pourquoi les investisseurs devraient-ils y prêter attention dès maintenant ?
Les bassins RDR et DKC du Cameroun sont des provinces hydrocarbures confirmées, dotées d'infrastructures existantes et de champs de production à proximité, des facteurs qui réduisent considérablement les risques techniques et les barrières à l'entrée. Les données complètes et les conditions transparentes permettent aux investisseurs d'élaborer des modèles économiques et des structures de financement bien informés avant la clôture des offres en mars 2026.
Pour les indépendants comme pour les grands groupes, ce cycle offre une entrée précoce dans des blocs présentant des prospects confirmés, un potentiel de découvertes importantes et la possibilité d'élaborer des programmes de travail adaptés à la fois au risque d'exploration et à la capacité financière. La volonté du Cameroun de négocier les conditions fiscales et d'offrir des incitations dans des « circonstances exceptionnelles » différencie encore davantage ce cycle des environnements d'octroi de licences plus rigides.
« Tant à terre qu'en mer, le Cameroun possède un potentiel énergétique immense et largement inexploité, soutenu par des réserves de pétrole prouvées et d'importantes ressources gazières. Ces actifs gaziers représentent une opportunité majeure non seulement pour soutenir le développement national et diversifier le mix énergétique du pays, mais aussi pour positionner le Cameroun comme un exportateur compétitif sur les marchés mondiaux », poursuit M. Ayuk. « Le cycle d'octroi de licences actuel reflète cette double opportunité : les projets terrestres uniques adaptés à la demande nationale conviennent parfaitement aux indépendants et aux opérateurs africains, tandis que le potentiel GNL des grandes découvertes de gaz offshore devrait attirer les grandes entreprises internationales. »
Plateforme stratégique : de Paris au Cap
Le calendrier de ce cycle coïncide avec deux plateformes clés pour l'investissement énergétique en Afrique. Le Forum Invest in African Energy (IAE 2026), qui se tiendra les 22 et 23 avril à Paris, réunira des investisseurs, des institutions financières de développement et des partenaires techniques afin d'examiner les principales opportunités énergétiques en Afrique et de forger des partenariats. L'IAE a fait ses preuves en tant que précurseur des engagements signés, offrant un accès aux projets en cours et des opportunités d'engagement à un stade précoce. Les accords et les discussions initiés à Paris peuvent être développés lors de l'African Energy Week (AEW 2026) au Cap (du 12 au 16 octobre), où un engagement de haut niveau tout au long de la chaîne de valeur favorise le financement, les partenariats et l'exécution des projets.
Avec la consultation des données en cours et les offres récemment soumises, le cycle d'octroi de licences du Cameroun représente une opportunité opportune et de grande valeur pour les investisseurs et les opérateurs. Tirer parti de l'IAE et de l'AEW permet aux entreprises de transformer le potentiel technique en partenariats régionaux, en projets financés et en succès opérationnels, positionnant le Cameroun comme une frontière clé pour l'exploration en Afrique centrale.
« Pour exploiter pleinement la valeur des ressources pétrolières et gazières du Cameroun, il faudra une planification stratégique pour les réserves découvertes et celles qui restent à découvrir, ainsi qu'une vision claire de leur rôle sur les marchés énergétiques nationaux et internationaux. Nous sommes convaincus que ce cycle d'octroi de licences ouvre la voie à cela et nous encourageons vivement les investisseurs à s'intéresser de près au Cameroun », conclut M. Ayuk.
Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.